Hamida Mentoufa prend l’avion pour Paris…

17 décembre 2008

Prospèrematozygomatique ! Bon, ça c’était pour le syndrome de la page blanche. Hamida Lamèche s’est libérée, le temps d’une quinzaine de jours, de ses libertés conditionnées pour s’accorder un voyage en France et comme vous (je sais) ; je n’ai jamais pensé trouver Hamida et France dans la même phrase. Tout a commencé au consulat ! On lui a donné RDV à 10h, elle s’y présente à l’heure avec un cortège surchargé de convocations et de photocopies. Durant ses 28 ans d’existence, Hamida a du se coltiner ‘‘Les français sont super ponctuels’’ un million de fois… Mais oui bien sûr : Les français sont super ponctuels mais pas au Maroc, ce n’est qu’à 13h30 qu’on s’apprête à la recevoir… avant de se payer sa tête avec une imprenable pause déj’ ! Une heure plus tard, la décoiffée est conviée à se présenter avec ses cernes au guichet 6. ‘‘Qui êtes vous ?’’ demande l’employée du consulat qui porte un joli décolleté tellement imprenable que Hamida a l’impression de s’entretenir avec un french corset. Le pire, c’est que l’entretien est filmé (je vous laisse imaginer sa gueule au zapping) !!! H : ‘‘Je suis Hamida Laâmech madame’’. L’employée entrain de vérifier les papiers : ‘‘Okey, mais vous faites quoi ?’’. Hamida (toujours en fixant le divertissement) : ‘‘Je réponds à vos questions madame !’’. L’employée : ‘‘pas maintenant, dans la vie’’. H : ‘‘Ah, je suis dans un centre d’appels à quart de temps et les autres 3 quarts, je publie mes mémoires… parfois, c’est réversible et cumulable’’. L’employée : ‘‘Pourquoi vous voulez aller en France ?’’. H : ‘‘Pour visiter madame’’. L’employée : ‘‘Et connaissez-vous du monde là-bas ?’’. H : ‘‘Ben, ma mère est française’’. L’employée : ‘‘Elle fait quoi votre maman ?’’. H : ‘‘Elle est morte madame !’’… L’employée ne sait plus comment réagir et lui explique de repasser le lendemain. En début de soirée, Lamèche reçoit un appel : ‘‘Mademoiselle Hamida, votre dossier est incomplet, il nous faut vos attestations de travail, vos attestations de stage, vos diplômes si vous en avez, vos contrats et vos justificatifs de salaires, RDV demain à 11h’’. Après avoir remué ciel, mer et terre, Toufa se ramène alors avec 2 bagages surchargés, le premier de documents originaux et l’autre de copies, cette fois la ponctualité est de mise et le visa de Hamida aussi, ouff ! Lady Mentoufa troque sa naïveté contre le 3ème bagage qui sera son partenaire de voyage ! 24H après, notre amie se pointe à l’aéroport avec ses lunettes noires ‘‘Debbana’’, au guichet de Gadget For You. ‘‘Bonjour, je veux m’envoler vers Paris’’. La guichetière : ‘‘Oui madame, y a un vol dans une heure et demi à 217 €’’. H : ‘‘okey, mais je veux une place assise ?!’’. La guichetière : ‘‘euh ouais bien sûr !’’. H : ‘‘ça dure combien de temps le vol ?’’. La guichetière : ‘‘2H45 madame’’. H : ‘‘ayye ! et si je prends la 1ère classe, c’est plus rapide ?’’. La guichetière : ‘‘euh oui bien sûr, mais on fait pas la 1ère classe dans notre compagnie’’. H : ‘‘Même si j’ai le Visa ? juste pour info’’ […]  H : ‘‘bon, un billet pour 1 personne svp’’. Hamida enregistre ses bagages puis embarque après un tour au duty free shop histoire d’apporter un présent à la seule personne qui a daigné l’héberger (pour les 3 premières nuits) alors que notre chipie à au moins une dizaine de copains et de cousines à Paris. Hamida ne sait pas si elle peut généraliser mais elle trouve les avions ‘‘Gadget For You’’ biscornus ! De part leur petitesse d’abord (ils ont en tout cas bien choisi le nom), on dirait presque l’intérieur d’un car CTM (Volant) avec des vitres en plastoc, et ensuite de part le comportemental de l’équipage ; la chef de cabine parle souvent un français… expérimental à connotation suggestive. Hamida Mentoufa est paranoïaque, elle se dit que toutes les hôtesses de l’air sont des stagiaires et que tous les passagers sont des cobayes, la réflexion Hamidienne est poussée loin au point d’envisager que le pilote est un mineur ! Mais la phrase la plus amusante en avion selon Mida reste : ‘‘Conformément aux désagréments de votre embarquement, nous allons désinsectiser l’avion !’’ Super sympathique, ça te plonge directement dans la discrimination positive. L’engin décolle pas trop mal, destination França ! 

Lamèche a déjà pris l’avion une fois ou deux mais il y a longtemps et avec une autre compagnie aérienne reconnue qui ne manque pas d’air. Manquer d’air, c’est justement ce que redoute la miss… La problématique sociologique et aéronautique dont souffre Hamida (et qui peut se répercuter sur les passagers aussi bien que sur vous-autres lecteurs) peut se définir comme la peur d’avoir peur des cheveux d’un groupe de personnes dans un espace confiné ! Oui, c’est symptomatique et conceptuel… Il s’agit d’un dysfonctionnement qui touche 2,2% des personnages de chroniques cultes surtout en période de crise. Donc Hamida Mentoufa panique dès qu’elle est dans un bus bandé ou dans une minuscule salle de ciné pleine car elle ne supporte pas d’être très proche d’une masse de chevelures inconnues. Dans le jargon, on appelle ça ‘‘L’agoraphobie capillaire’’, ‘‘Capillagoraphobie’’ pour les intimes… comme si les grenouilles avaient des poils ! (on se comprend ?). Cet imbroglio valétudinaire se transpose sur notre princesse à travers des bouffées de chaleur et des saignements de nez chaque dix minutes. D’autant plus que dans ce petit 737-400, Hamida a l’impression d’être installée dans un ‘‘F 16’’ avec 186 colocataires (comprenez 186 Tissouwa’s)! Après quelques allers-retours aux bathroom, la patiente décide de surmonter son mal en tentant quelque chose d’enivrant en total synchro avec l’hôtesse qui arrive : ‘‘Vous êtes sûres que tout va bien ? vous avez besoin de quelque chose ?’’. H : ‘‘Oui, est-ce que vous servez de l’alcool svp ?’’. L’hôtesse : ‘‘On a des bières sans alcool madame !’’. H : ‘‘D’accord, donnez-moi alors ces bières-là et rajoutez-en un peu d’alcool’’. L’hôtesse : ‘‘Euh, madame, c’est la 1ère fois que vous prenez l’avion ?’’. H (avec un kleenex entre les narines) : ‘‘un avion low-cost oui !’’. L’hôtesse : ‘‘je vous apporte une tisane, ne bougez-pas’’… Zouina had ne bougez-pas !!! Comme si elle pouvait gambader, descendre de l’avion faire du shopping ou jouer à un cache-cache dans ce couloir de 85m² ! Une fois la tisane sirotée, Hamida bergueg ses deux voisins de voyage et se rend compte qu’il s’agit d’un barbu et d’une voilée avec un bébé (imberbe quand même sinon pas crédible). Lamèche a vachement culpabilisé en rembobinant la demande de l’alcool de tout à l’heure et son dérangement régulier relatif à ses saignements. Soudain, le bébé commence à composer des symphonies gutturales avec ses cordes vocales. Le stoune c’est qu’il a fait cacabouda dans ses couches et tenez vous bien, la maman est tellement compréhensive qu’elle se met tout de go à les lui changer ! Waaaaaaaaaaaaa3… même l’odeur est low-cost. Hamida simule une pause capillagoraphobique pour apostropher la chef du cabinet ‘‘Madame, êtes-vous sûres que cet avion part à Paris ?’’… ‘‘Oui, tout à fait’’. H : ‘‘Parce que je m’ennuie un peu’’. La chef : ‘‘Je vous offre un saut à l’élastique ?’’. – hahaha drôle d’humour – H : ‘‘LOL, c’est gentil. Offrez-vous de l’élastique pour votre tignasse plutôt’’ […] H : ‘‘éh en fait, je peux visiter le cock bite ?’’. La chef : ‘‘LE QUOI ?’’. H : ‘‘le truc là, la queue du pilote et du copilote !’’. La chef : ‘‘Ah je vois, c’est interdit en plus maintenant ils sont en repos, c’est l’automatique qui pilote… et ça s’appelle un cockpit madame, veuillez vous rassoir !’’. En retournant à sa place, elle croise des décors fchkel… du style un moustachu entrain de lire Al Massae en buvant un Ness-ness, un lunetté entrain de démonter son téléphone portable avec un tourne vice, la voilée qui change encore les couches. Il y avait même vers la carlingue une Hajja entrain de vendre des casse-croûtes aux œufs tartinés à l’huile tout en épluchant du concombre ! Waaaa3, ce n’est même pas un avion imprenable, c’est un Moussem ! La tisane fait diversion et surtout fait son effet, Hamida Mentoufa bite un som’ (euh pique un som’ pardon). La voix off annonce l’arrivée à Paris Orly dans 15 minutes indépendamment des embouteillages, la ville lumière transparait sa grâce via les vitres en plastoc, le Moussem est clôturé par un atterrissage réussi, les colocataires applaudissent (c’est bête pourquoi applaudir le pilote, il a fait des études pour ça, vous applaudiriez un plombier après avoir réparé votre tuyauterie ? quoique). Hamida est ravie d’arriver enfin en France, à Paris, elle quitte l’appareil avec le sourire aux oreilles et le sparadrap au nez. Elle bipe son papa resté à Casa histoire de signaler son arrivée puis commence à dessiner un semblant de programme pour son séjour imprenable en se rendant compte qu’elle n’a aucun repère et aucune réservation… Au moment de l’attente des bagages, elle croise l’équipage de l’avion qui défile (les hôtesses de l’air, les stewards, la chef de cabine et le copilote) escortant le plus haut gradé, le pilote… un jeune garçon de 13 ans ! 

A Suivre… et à ne pas manquer 

Danger : Hamida Mentoufa dans la peau d’un mannequin

13 août 2008

Si Hamida Mentoufa n’existait pas, il aurait fallu l’inventer ! Si certains ont le don de chercher et d’apporter des solutions, Elle, elle a plutôt le don de se goinfrer de problèmes sans les chercher, ce qui donne plus de boulot à nos amis qui ont le don de chercher et d’apporter des solutions. Si vous exprimez un léger malentendu vis-à-vis de la phrase précédente, c’est que vous êtes mal barrés (Excusez) la mention inutile. 

Sauf que l’embarras cette fois-ci, Lamèche l’a un p’ti peu cherché… Après la recommandation de sa coloc’ Tissouwa, Hamida a postulé (à l’issue de 100 plein gré) pour un casting de mannequins… L’annonce était tellement bizarre et aguichante que même les thons trop cul-tivées l’auraient ambitionnée…  D’ailleurs c’est bien d’avoir de l’ambition car les thons sont durs ! 

 

 « Vous aimez le monde de la mode, les voyages et vous pensez être fashion ? Vous êtes photogénique, télégénique ou anorexique et vous avez des mensurations de rêve ? Si vous répondez à ces critères et que vous couchez pour réussir, nous vous assurons une belle carrière en mannequinât, alors contactez-nous sur : true-lie-beauty@casting.fr »    

Mignonne comme un petit cœur praliné de velours rose fushia, notre belle au poids dormant ose la joliesse et envoie sa candidature. Une semaine plus tard, elle s’entretient, au téléphone, avec une voix minaudante et minausée qui la convoque officiellement au casting qui a lieu le jour même à 14h de l’après-midi. Et là, c’est la régate contre la montre ! Mettre quoi ? Quel maquillage ? String ou rien ? Top sexy et short = vulgaire ? Petit col V et longue jupe = introvertie ? Est-ce qu’elle rentrera dans son jean H&M acheté aux galeries Lafayette il y a 2 ans ? C’est le tintamarre des hésitations néo-hormonales ! Après des travaux forcés à durée indéter-minable, Hamida Lamèche est prête. Elle ressemble à comment dire ? Elle … Bref ; c’est un mélange classico-post-beldi-flashy-décontracté. Très discret quoi ! Concrètement ça donne une Paris Hilton dans le corps de Chimène Badi avec le maquillage d’Amy Winehouse et les vêtements de David Bowie. Elle a quand même gardé la coiffure, enfin j’veux dire la non coiffure ! 

Toute motivée, notre décoiffée nationale arrive au lieu du casting à 14h04 et se rend compte qu’elle est venue en babouches ! MERDE J trop tard pour faire un aller-retour ; elle rougit en guise de fard à joues et compte bien compenser avec son décolleté et sa personnalité ! 

« Bonjour et bienvenue, c’est pour le casting ? » murmura l’hôtesse. 

Hamida : « oui madame » 

L’hôtesse : « Puis-je avoir votre convocation ? » 

Hamida remue son sac gris vintage dans tous les angles puis sourit… « hihhi je crois que je l’ai oubliée ! » 

L’hôtesse : « Euh d’accord, quel est votre prénom ? » 

Hamida : « Hamida Lamèche sans le T » 

L’hôtesse : Pardon ? 

H : Je vous ai dit Hamida Lamèche sans le T          

L’hôtesse : Vous pouvez répéter ? 

H : Hamida Lamèche sans le T          

L’hôtesse : Pardon mais y a aucun T dans Hamida Lamèche !! 

H : Oui, et ça fait 4 fois que j’vous le dis. 

L’hôtesse se sent stupide et sourit jaune… « Passez sous la toise svp, la taille minimum est de 173 cm  -…-  vous avez de la chance, la salle d’attente est en face, vous êtes le numéro 279 » 

Hamida prend son mal en patience, l’attente sera longue. Les filles présentes (enfin les figurines présentes) se ressemblent toutes et sont nettement plus jeunes que Lady Mentoufa. Notre amie aborde les mal coiffées de toutes pour se dépanner des chaussures mais la réponse est la même ! Elle s’écrase alors contre une chaise raide en se rongeant les ongles et l’humeur, l’attente est rythmée de musique Ambiant mais surtout de baragouinages à tendances people et post-pubère !    

Les candidates se pressent par groupe de 8 avant de passer une par une devant le jury. Après plusieurs heures d’attente, c’est en quelques secondes que tout va se décider. Hamida lit une certaine frustration sur les visages, on dirait presque qu’elles ont toutes leurs règles ! Chaque fille attend que l’on appelle son numéro pour s’avancer et faire son show. C’est au tour de Lamèche, elle décide d’ôter ses babouches et de redresser ses mèches rebelles, c’est sa première fois et elle n’a rien préparé ! 

Les jurys : « Quel est votre nom ? » 

H : « Hamida Lamèche » 

Un membre du jury sur un ton blafard : « Vos mensurations ? » 

H : « Alors pour la poitrine, j’vous dit pas. J’ai mes règles… et parmi elles, je ne dévoile pas ma soutification le premier soir. Pour les pantalons, logiquement c’est maximum 40 et théoriquement 36.  Sinon je chausse du 45.           

Le jury : « D’accord, et pourquoi vous êtes pieds nus ? » 

Hamida fait semblant de ne pas avoir entendu et fait répéter le jury pour pouvoir réfléchir à la réponse ! Puis le regarde d’un air de happy ending : « Quand je serais mannequin célèbre, ma priorité sera
la Caritativité et à mon avis, il faut commencer dès maintenant. C’est la raison pour laquelle, avant de monter ici j’ai offert ma paire de chaussures à une mendiante qui avait les pieds raides nus ! Et deuxièmement, je suis pieds nus parce que je suis une fille naturelle et pas du tout superficielle, de plus ça vous permet d’admirer ma pédicure que j’ai faite à 350 dirhams » 

Le jury : « Intéressant et cohérent, mais y a un détail décisif ; je pense que vous ne vous êtes pas épilée les jambes !!!» 

H : « Vous pensez bien ! Je m’en excuse, c’est que je suis paresseuse mais avouez que ça a un charme aussi… » 

Les Jurys : « Bon faites nous rêver » 

H : « Frère Jacques Frère Jacques Dormez-vous ? Dormez vous ? Sonnez l… » 

Le chef des jurys s’énerve : « MADEMOISELLE ?! On doute de votre motivation, est-ce que vous êtes venus ici après avoir perdu un pari ? » 

H : « Non, je suis venue parce que Tissouwa, ma colocataire m’y a incité » 

L’assistante : « bon faites un aller-retour sans trop déhancher » 

Hamida fait son défilé en se caressant la frange et en se dandinant les hanches, elle chaloupe comme une lapine excitée tout en mettant ses deux z’atouts en valeur (mais sans grande conviction tout comme si elle faisait languir un homo). Lamèche se présente à la dernière étape complètement pâle ! Le shooting photo avec le t-shirt noir de l’agence se passera sans la photogénie de Hamida, qui désormais s’en bat les ovaires du concours. Elle décide de saboter son passage en faisant des grimaces téletubbiesiennes face aux objectifs… Mais au fond, elle sait que c’est juste pour nier le fait qu’elle ne soit pas assez bien pour être mannequin ! 

 

Exténuée, Hamida Mentoufa rentre avec le moral d’un camembert bayet  et décide de ne plus sortir et de ne voir personne ! Elle passe 3 jours dans sa chambre (mo)rose sans rien manger, juste à scruter les photos de ses magazines féminins … *Toc Toc Toc, C’est Tissouwa, tu m’ouvres Mida ? T’as un courrier !* 

H : « J’veux pas ouvrir, C’est quoi dis moi ?! » 

Tiss’ « Alors écoute, je te lis… True Lie Beauty vous remercie de votre participation, vous n’avez malheureusement pas été sélectionnée pour le casting officiel. Par contre, l’agence a été séduite par votre singularité et vous offre un stage en France à l’issu duquel vous défilerez avec la nouvelle gamme Rebel-Mania… »    

Hamida : « NANNNNNN Sérieux ??! » elle sursaute et ouvre la porte… 

Tissouwa : « lol tu y as cru ? C’est une blague… Faut payer le loyer et le syndic c’est la quittance, tu me donnes ta part ? » 

Hamida Lamèche (est une usine qui) pète le feu

12 mai 2008

NB : Dans les sujets épineux tout avis est respecté. Ames sensibles s’abstenir, sinon bonne vague…

Hamida a connu une journée fatigante, son patron l’a stressé, le coiffeur lui a foiré sa frange et son brushing ressemble plus à un milk-shake barbu. Heureusement qu’elle a plus ou moins remédié à la situation en tartinant sa texture chevelue avec 3 pots de Gel… Sa nouvelle coupe favorise ce qu’on appelle dans le jargon Hamidien ‘‘un gratin capillaire’’ et qui consiste à se gratter les cheveux maladivement toutes les cinq minutes.
En quittant le bureau, H.M s’achète des clopes puis passe récupérer sa nouvelle colocataire, Tissouwa, en voiture pour aller commander un lit aquatique. Il est inutile de souligner que Hamida conduit comme une mamy de 80 balais, mais comme toute personne en déphasage avec la normalité, elle réussit à traduire ses coups de speed émotionnalistes en se défoulant sur l’axe-zélé-rateur. Chose qui rend la suite de cette chronique périlleuse (prévoyez des casques) et la circulation, difficile. D’autant plus difficile avec ces bus qui grillent les feux au risque de tuer des enfants et des femmes enceintes. (Retrouvez cette dernière phrase dans la prochaine parodie trash, ‘‘Les Télétobbis’’).

Deux croisements et un grattage plus tard, Lamèche et sa copine se retrouvent bloquées à cause du passage alarmant d’un véhicule de la protection si vile. Elles empruntent alors un raccourci… Mais au détour de leur périple, l’inépluchable Hamida a carrément songé à simuler l’arrêt cardiaque pour intéresser l’un des pompiers. Bien qu’elle soit forte en simulation, Lady Mentoufa laissa tomber car en matière de sauvetage, elle préfère un bouche-à-bouche avec David Charvet plutôt que de se faire peloter par un moustachu. Après tout, les coups et les douleurs ça se discute pas !
Derrière son sens (imberbe) de l’humour, Hamida Mentoufa cache 5 autres sens non moins obscurcis par le dernier événement de Casablanca. L’incendie de l’usine à Lissasfa a causé 56 victimes et le chagrin d’un peuple. Lamèche ignorait que les marocains étaient férus de DVD à ce point, après ‘‘Kenitra Prison Break’’, même Harry Potter est singé avec ‘‘Lissasfa Brothers et la coupe de feu’’ ! Notre amie est tellement peinée qu’elle ne sait pas à qui elle doit adresser ses condoléances. Condoléances ? Pourquoi faire alors que le mal est fait, que ces gens sont morts stupidement ? C’est une forme de terrorisme… d’ailleurs tout le monde méconnaît le vrai ‘‘génocideur’’ des ouvriers. Des fenêtres grillagées, des issues de secours fermées pour soi-disant éviter les vols (c’est vrai qu’un matelas c’est plus important que la vie de celui qui le confectionne), des salarié(e)s en noir, des extincteurs inexistants (du moins, vides) et des portiers frileux… Avec un tel décor, Hamida ne reconnaît pas l’usine, la description ressemblerait plus à un bordel s’il y’avait une douche.
Si tout ça est à cause d’une clopinette, Hamida aimerait bien savoir de quelle marque s’agit-il et qu’elle puisse retrouver le mégot… T’imagines ? Ça sera la clope la plus criminelle et la plus célèbre de l’histoire du Maroc ! Le tabac tue une personne toutes les 56 secondes mais visiblement il peut aussi éteindre 56 vies en 56 minutes. Alors qu’il suffisait peut-être d’isoler et de couvrir les matières inflammables et de mettre plus de cendriers !
Hamida Mentoufa voudrait être élue ministre de la sécurité nationale pour mettre son huile dans le feu du paysage décisionnel parce qu’elle arrive avec une idée novatrice… dorénavant tout employé-fumeur bossant dans une usine ou dans une petite et moyenne entreprise doit circuler avec un nouveau dispositif anti-incendiaire que notre ingénue nommera, PME : Un Porte-Mégot-Extincteur (Pardon, c’est quand le dernier délai pour Challengers ?). Maintenant, l’usine de matelas est brûlée et ses cendres serviront, aussi bien aux patrons et aux officiels, de leçon à retenir pour mettre en place des conditions de travail dignes et élémentaires pour permettre à ces anonymes de fabriquer sur quoi on peut tous dormir tranquille.
En ce qui concerne la plausibilité d’un court-circuit comme déclencheur de l’incendie, Hamida Lamèche est imparable à ce sujet… ‘‘Ben pour un immeuble de 600 m2, Je suis désolée mais ils n’avaient qu’à prévoir un long circuit !’’.
Parlons de circuit, Mentoufa ne sait plus vers quel trajet s’orienter. En fait, elle a fermé les yeux et a commencé à roupiller à force de méditer à propos de sa journée et de notre chaude (et triste) affaire. Soudain elle entend, ‘‘Narrriiiii Hamida, attention y’a le feu, C’est le feuuu !’’ s’écria Tissouwa. Effrayée, La pauvre Mida se ressaisit comme elle peut, Notre amie était entrain de rêver qu’elle faisait l’amour avec monsieur propre déguisé en extincteur. (Vous comprenez donc qu’elle revient de loin lorsqu’ on lui crie qu’il y’a le feu !) Lamèche fait remarquer à sa copine qu’il n’y a pas vraiment d’incendie !
Tissouwa : ‘‘T’es folle ? Ne perds pas les pédales pétasse t’es entrain de conduire, j’te parle du feu rouge, LLà’’.
Un frein sec grinçant (et un airbag décoiffant) évite à nos deux amies de finir Kefta, cuisinée par un bus qui survenait.
Les mains tremblotantes sur le volant de sa titine, Hamida se gare pour vérifier si elle est toujours ‘‘brune’’. Elle prend une cigarette et l’allume avec un joli zippo histoire de reprendre ses esprits et d’oublier cette p’tite panique ! Le gratin capillaire reprend et Mentoufa est obligée de gratter sa tête (sur)garnie au gel. Très ‘‘Lucide’’ qu’elle est, elle le fait avec la main qui tenait encore le zippo.
Suivez mon regard et pleaze éteignez le feu !

Hamida Lamèche est l’avocate de Fouad Mourtada

26 février 2008

Bande d’enculés, Bonjour. 

En dépit des apparences, Hamida Lamèche est une femme instruite et savante (ça va glisser ?). A son âge, elle a eu à pratiquer une quinzaine de métiers aussi crapuleux les uns que les autres… Mais toute éclectique qu’elle est, notre amie sait surprendre et ne montre ses talents cachés que rarement : quand le devoir l’appelle. 

Quand Hamida Mentoufa avait l’âge éligible pour vénérer Tokio Hotel, elle a préféré faire l’université du droit (chemin) parce qu’elle était certaine que, plus tard, le monde aurait besoin d’une avocate comme elle pour patamodeler les zigzags éventuels. 

Ayant remarqué l’hilarante déferlante du site Facebook, Hamida a tout de suite flairé l’arme à double tranchant ! Elle s’y est inscrite par ‘‘fdoulisme’’ (oui oui) et a compris que le Maroc ne marchait plus sur des oeufs, elle a frôlé la crise cardiaque (de la rigolade) en voulant classer les bêtises affabulées par les facebookinistes ! Mais la meilleure du TOP 10 était l’arrestation de Fouad Mourtada, un jeune ingénieur informaticien (et accessoirement une connaissance éloignée), pour avoir créé une page au nom du prince Moulay Rachid !!!                    

 

Lieu : Tribunal de première instance de Casablanca. 

 

L’audience est ouverte au public, la salle est remplie, les accusateurs ressemblent à Men In Black et les jurys aux concepteurs de
la RTM, l’employé du tribunal qui tient 60 Hizeb schlingue les sardines, Madame le juge nettoie ses lunettes afin de cacher ses poches et Hamida l’avocate de défense est en retard ! 

L’atmosphère neutre se brise par l’arrivée de Maître Lamèche vêtue d’une toge d’avocat, un sparadrap aux cheveux ! … ‘‘Salamo alaikom sa3adat lhoudour lkarim’’ 

Madame le juge : ‘‘Tâchez d’être à l’heure maître Hamida’’ 

Hamida rétorque naïvement ‘‘Ah vous parlez Français !!’’ avant de prendre place aux côtés de son collègue de défense. 

Le tribunal fait solennellement son entrée, annoncée par une sonnette. Levez vous, c’est un salut respectueux du tribunal, qui juge au nom du peuple marocain.     

Hamida susurre à son confrère : ‘‘Dommage, je n’ai pas eu le temps d’apprendre les paroles de l’hymne national !!’’   

Maître Mouâjiza : ‘‘Chère collègue, concentrez-vous sur la plaidoirie, notre jeune client risque la prison’’. 

Soudain le procureur gêne et râle : ‘‘Vous pouvez vous rasseoir… Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, rappel des faits (Jingle) : d’après une enquête extraordinaire, l’inculpé répondant au matricule 660BD132 a été maîtrisé le 05 février dernier avec une gentillesse inégalée. Deux policiers si vils lui ont habilement expliqué ses droits. Deux jours plus tard, il est accueilli à la prestigieuse suite d’interrogation pour coopérer avec un agent du FBI (FaceBook Investigation). Ayant reçu trop de ‘‘coups de main’’, l’accusé a fini par avouer son délit d’avoir créé, par admiration et curiosité, l’une des identités virtuelles du prince Moulay Rachid. Selon l’article 607-7 et 381 du code pénal, monsieur Fouad Mourtada risque entre 1 et 5 ans de prison ferme (ta gueule) et une amende allant jusqu’à 100.000 Dhs’’.      

Madame le juge : ‘‘La parole… à la défense’’ 

Maître Hamida Mentoufa : ‘‘Je vous remercie madame le juge… à moi la parole ! Cher auditoire, je m’adresse à vous aujourd’hui comme si je m’adressais à mon petit frère ou à ma grand-mère, je m’adresse à vous aujourd’hui comme si vous étiez tous des Fouad Mourtada. Je ne quémande ni votre compassion ni votre sympathie, je veux toucher l’humain en vous parce que l’injustice est touchante et l’erreur est humaine. Je me permets de souligner que les faits rapportés par monsieur le procureur ont également des méfaits… insoupçonnables d’égarement. Je m’explique… Facebook est un site Web de réseau social destiné à rassembler des étudiants et des familles. Il rassemble aujourd’hui, 22 février, quelques 64 millions de membres à travers le monde. Mon client est un de ces 64 millions et Facebook pourrait non pas rassembler sa famille mais la détruire ainsi que toute sa vie…’’ 

- Objection votre honneur, il n’avait qu’à ne pas créer ce Facebook - 

 Hamida pète un demi-ricanement avant de poursuivre : ‘‘A priori vous méconnaissez le contenant de l’inculpation. Mais votre objection servira un jour au scénario d’un film de la même veine que ‘‘La chambre noire’’ et ‘‘Les anges de Satan’’. 

Mesdames et messieurs, Facebook c’est comme un café où nous pouvons et draguer et parler affaires. Dans un café, tu peux même dire que tu es Rocco Sifredi alors que tu as un p’ti zizi.   

Madame le juge, pensez-vous que les autres 63.999.999 membres de Facebook sont des anges ? … J’en doute ! Certains d’entre eux se font passer pour mère Térésa et pour Michael Jackson. Alors, faisons attention à nos enfants… Nous ne sommes pas à l’abri de la vénération pour les personnalités influentes. C’est toujours mieux que l’indifférence. En créant ce profil du prince, mon client n’a commis qu’une seule erreur : se divertir ! 

On aurait peut-être pu contacter les responsables du site pour demander courtoisement une suppression protocolaire ? 

Cher auditoire, je ne sais pas pour vous mais personnellement, je vois très très mal Fouad, notre ami ingénieur, partageant une cellule de prison avec des dealers, des terroristes et des violeurs d’enfants. Si on le coffre aujourd’hui, il risque de devenir comme eux à sa sortie… Fouad est lauréat de l’école Mohammadia des Ingénieurs. En 2004, il a réalisé un site pour orienter les jeunes universitaires marocains ! Madame le juge, le Maroc est un pays ouvert à toutes les cultures… Aujourd’hui Internet au Maroc fait manger des milliers de familles… Nous sommes un peuple qui a le sourire vrai aussi bien à la fête du trône qu’à Noël pourtant Fouad, lui, a passé
la Saint-Valentin dans un trou noir juste parce qu’il aime notre prince et qu’il le fait savoir !!!       

Madame le juge, je demande à votre tribunal l’annulation immédiate de cette accusation… Je vous remets l’expression de ma requête. 

Madame le juge : ‘‘En conséquence de ce qui a été exposé et des pièces à convictions… Le tribunal annoncera le jugement final dans 10 jours. Autre chose à ajouter avant de lever ?’’ 

Hamida Mentoufa : ‘‘Oui votre honneur : Une fois, j’avais 16 ans, mon père avait appelé la police pour signaler la disparition de sa voiture. Ils m’ont accusé de l’avoir volé… alors que j’étais juste allée voir les étoiles’’.         

Les seins, en valent-le-teint

13 février 2008

Après avoir pratiqué son jogging matinal, Hamida Lamèche et son justaucorps ridicule décident de se faire une p’tite parade gymnastico-ornementale en longeant le boulevard de la corniche… Plus somptueuse que Hamida, tu meurs (du cerveau). Inutile de vous expliciter que la lecture de ce qui précède aurait été meilleure avec la chanson d’alerte à Malibu (avec un Aïn Diab photoshopé bien sûr) ! Maintenant que c’est trop tard, concentrez-vous sur ce qui suit…  Lady Mentoufa observe 10 minutes de stretching avant d’exécuter une série de fléchissements des bras. Notre Marion Jones (version décoiffée) décide alors de couronner son échauffement par un p’ti grand écart tranquille comme ça vite fait ! AïïïÏïïïïïïe… le grand écart se transforme en grand corps malade. Le justaucorps est ‘‘amoché’’ et Hamida ne peut plus se relever. Et comme le hasard ne fait pas bien les choses, c’est l’ex à Hamida qui débarque de nulle part : ‘‘Hey tu me fais quoi là ? Tu luttes ?’’ 

Hamida : ‘‘Turlutte ta mère, connard’’      

Mbarek Obaha : ‘‘Personne n’a parlé de turlute Hamida ! Je croyais que tu faisais de la lutte’’ 

Hamida ‘‘ouais c’est ça espèce d’obsédé tu crois plutôt que je suis Pamela Anderson. Bon aide-moi à me relever !’’ 

Mbarek Obaha : ‘‘C’est vrai que t’as besoin d’un soutien’’ 

Hamida : ‘‘Comment ça ? Tu vois mes seins ?’’ 

Mbarek Obaha : ‘‘Mais non… T’as bu du Red Bull ou quoi ?’’ 

Hamida : ‘‘Ecoute, tu peux m’accompagner jusqu’à ô Gâterie ? Euh ô Gallery’’ 

Mbarek se soumet à la grâce de Hamida Laâmech pour ensuite disparaître dans les Spams du paysage… Et Hamida rejoint sa Maserati Gran-sport V-8 pour vêtir une partie de son corps. Après que notre Paris Hilton nationale s’est voilée, elle s’envole chez elle pour prendre une douche mais surtout pour faire du tberguig sur Facebook histoire de savoir qui fête
la Saint-Valentin et qui ne la fête pas. 

En route, elle imagine tous les drapeaux rouges avec l’étoile verte en forme de cœur et l’étoile serait la flèche de hadak qu’on appelle cul-bidon (ou je ne sais quoi). Quelques mètres plus loin, notre décoiffée aperçoit un jeune homme tenant une grande pancarte verte avec du gribouillage en rouge dessus. De loin, Mentoufa était sûre qu’il s’agissait d’une nouvelle campagne d’un huppé-rateur téléphonique avec une nouvelle méthode de street-teasing. Alors qu’en réalité, le jeune homme en question a économisé les flousses de l’affichage urbain en écrivant un grand ‘‘je t’aime’’ à sa copine qui l’attendait en face. C’est mignon.   

 

Elle est bien faite cette fête, même très bien puisqu’elle commémore l’amour et les amoureux un jour sur 365. Çà stimule les commerces des fleuristes qui chôment tout au long de l’année. Sans parler des chocolatiers et des restaurateurs. Donc économiquement parlant et sans ironie, Hamida trouve çà limite obligatoire.  

Mais où sont les célibataires dans tout çà !? Un soir de Saint-Valentin tout(e) seul(e) est la chose la plus horriblissime pour un célibataire surtout en voyant les couples s’embrasser, on dirait presque qu’ils le font exprès. Cela pousse Hamida Lamèche à défendre la cause des célibataires et des célibattant(e)s. On fête l’amour et pourquoi pas le célibat ? L’idéal serait le 13 février : journée mondiale du célibatisme. Avec comme devise ‘‘décélibatairisez-vous quand même’’ comme çà le lendemain sera une fête aussi.    

Hamida a toujours vénéré les déclarations. Çà fait rêver, sauf qu’il existe un problème de réticence émotionnelle, on n’ose pas… 75% des Marocains se disent timides mais en réalité, seulement la moitié l’est vraiment. Ce qui fait un peu moins du tiers, c’est-à-dire les trois quarts mais çà dépend des statistiques si vous comptez avec le sixième doigt G de votre deuxième coude à gauche entre les jambes capillaires… et le But ! Tout çà pour dire qu’il faut tout dire et l’appeler tout de suite. Qui tente rien n’a rien.  

Mais la plupart du temps, Lamèche opte pour le plan B ; le plan B tout simplement c’est quand l’amour vient d’où on l’attend le moins. (Pour info, Hamida croit aux père noël).  

Après avoir rempli son contrat de voiturière, Hamida Mentoufa prend le bus et rentre chez elle… Seule dans sa chambre comme la dernière cigarette d’un paquet de 20. Notre amie est déboussolée entre son célibat, sa peluche et ses ex-amours, perturbée par tous ces plans qui ne marchent que rarement et que pour certains. Elle met la 3ème saison d’Alerte à Malibu histoire de se rincer l’œil avant de prendre une feuille rose et un autre instrument que je n’ai pas le droit d’énoncer et commence à se masturber et se remasturber… l’esprit. Un jour elle trouvera ‘‘l’hamceur’’ parce que les seins en valent le teint et surtout parce qu’elle le vaut bien. 

MBA : Hamida Mentoufa Meilleur Blog Humeur-Rustique

9 février 2008

C’est avec un immensissime contentement (ou quand on te ment) que Hamida Mentoufa a été formellement informée de l’information !

Mademoiselle Lamèche l’a très mal pris (capillairement parlant), elle jure de ne pas baisser les bras (ni le pantalon) pour plaire à n’importe qui.

Cette consécration représente un booster pour l’ego Hamidien mais surtout une chance exemplaire pour l’anti-conformisme au Maroc !   

Le personnage de ce blog est un préjugé pour descendre tous les préjugés, c’est-à-dire comment une jeune femme cruellement timbrée sur les bords (de la poste) arrive à concéder un avis passionné sur ce qui se passe ‘‘partout’’.

Si Hamida Mentoufa arrive à vous extorquer un sous-rire, c’est malgré elle, c’est à cause de l’auteur et c’est grâce aux lecteurs.

Je remercie toutes les votantes et les votants… Je ne sais pas si vous avez fait le bon choix ! Mais assumons-le tous ensemble.  

PS : Une grosse pe(n)sée à Fhamator et Hdidane.

Sortez les séchoirs (euh les mouchoirs !)

Hamida carbure au SpeeD

23 janvier 2008

Pour des raisons calendériques et météorologiques (non ce n’est pas le réchauffement planétaire, arrêtez de me prendre la tête !), Hamida Lamèche décide de sortir de ses gants pour trouver un compagnon. L’hiver est chiant et le célibat l’est encore plus surtout avec un dôme-missile doté d’une cheminée biaisée, Lady Mentoufa opte alors pour (ce qu’elle appelle) ‘‘l’hormonie d’échelle’’, autrement dit, héberger un homme qui pourrait apporter plus de chaleur qu’un chauffage…

Notre amie est tellement hors service qu’elle ne réalise pas qu’elle est entrain d’associer la virilité d’un mâle à un vulgaire appareil ! Ne soyons pas hypocrites, admettons que si Dieu a créé l’homme, c’est parce qu’un vibromasseur ne sait pas tout faire !

Hamida Mentoufa émerge de son lit avec la tête dans le cul, elle se retrousse les manches et les mèches pour une heure d’assainissement capillaire afin d’être fin’ présentable à un p’ti déj’ devant son téléviseur Samsung écran LCD full HD de 70 pouces. Même avec une démoralisation fidèlement traduite par ses cernes, Hamida garde le sourire (vrai) face à l’actualité importante et aux news people, mais pas au point de consentir à la relation amoureuse entre Sarkozy et Carla Bruni, Lamèche est sûre que cette amourette cache du second degré ! L’amour n’est pas si con !!! Chais pas c’est un peu comme imaginer Barack Obama fourniquant avec Paris Hilton, ou encore Assâad Bouab sortant avec Nouzha Skalli ! À force de voir le couple Sarko-Carla vivant le grand amour avec un grand T en longeant les pyramides et les plages du monde, Hamida se dit si un lilliputien relativement moche se tape une top model italienne physiquement avantagée, c’est que même une Mentoufa a toutes ses chances.

Hamida se prépare alors pour se faire bombasse et sexy (je sais, pas crédible… mais faites semblant) pour une chasse à l’homme pas comme les autres. (Hmm mais comment va-t-elle procéder ?) (Euh chais pas ? Tu proposes ?) (Elle peut s’habiller en jupe et faire un tour de côte) (Non ça fait pute) (Alors, commander un orange shake au vénézia ice !) (Ça fait désespérée a sahbi) (Ben chais pas, cherche un truc original ou laisse-la se débrouiller toute seule) (chhut j’ai trouvé, va reprendre ta lecture…).

Et comme le hasard n’existe pas, notre Célibatifolante vient d’écoper d’un sympathique texto l’invitant à un Speed-dating dans un piano-bar branché de la ville blanche… à l’approche du délai valentin, ça ne pouvait pas mieux tomber. Un passage éclair s’impose chez son amie Keltoum, coiff(oir)euse à ses heures trouvées… Le marocain Lambda ne comprendra jamais pourquoi les jeunes femmes se coiffent SPECIALEMENT pour aller à une sortie ou une fête, c’est exactement comme un mec qui fait des compliments juste pour tirer un coup !

Sapée comme une meneuse de revue du 17ème arrondissement parisien et maquillée telle une voiture volée, la Calamity Jane marocaine se pointe au lieu du speed-dating avec un enthousiasme excitatif…

Le responsable : Bonsoir, vous êtes l’hôtesse d’accueil ? vous avez du retard ! Hamida : Non non m’sieur, je participe au speed-dating ! Le responsable la détaille et esquisse un sourire : Votre nom ? Hamida : Hamida Laâmech mais on m’appelle… Lamèche (en glissant sa french manucure sur sa chevelure vers l’arrière) ! Le responsable : Okey, Hamida Lamoche, table 3, remplissez cette fiche…

Le stoune vient de commencer, les femmes sont assises à des tables et les hommes passent d’une table à une autre. Chaque mec a 7 minutes pour faire le paon, au bout du décompte, il passe à la Juliette d’à côté… à la rigueur, c’est sympa pour se faire charmer, pour sentir qu’on plaît (ou du moins avoir l’impression qu’on plaît) ou pour une aventure d’un soir mais sûrement pas pour la vie.

Candidat 1 : Salut Beauté, comment tu t’appelles ?

Hamida : Comme ma coiffure l’indique, Mentoufa !

Candidat 1 : Non ça te va bien !

Hamida : Tu m’ennuies…

Candidat 1 : C’est réciproque mais j’te sauterai bien !

Hamida : Dans tes rêves.

Candidat 2 : Bonsoir Hamida, qu’est-ce qui t’as donné envie de venir ce soir ? 

Hamida : Mon ex-mari a été emprisonné et j’ai eu la garde des enfants dont un est séropositif, j’ai une tonne de dettes et pas de boulot pour payer ma dose de speed quotidienne.

Candidat 2 : Euh oui bon on s’appelle hein !

Candidat 3 : Salut coucou bonsoir, je sais que 7 minutes ça passe vite même plus vite qu’une femme qui gare sa voiture, donc je vais speeder ok ? hein ok ? ok ? hein ? Oui donc je disais ! Moi c’est Omar (comme Omar et Fred hahaha) et je cherche une relation pour ne pas rester célibataire, c’est-à-dire pour sortir avec une fille et devenir accompagné ! J’ai une excellente situation et je vis chez mes parents, j’écoute Gregory Le Marchal et je suis vierge.

 Hamida : Je te vois plus comme une amie. Suivant !

Lamèche perd espoir, si on galère autant pour vivre une aventure d’un soir (faut pas se cacher la face) alors imaginons la galère pour trouver l’homme qui partagera tout le reste de notre vie !

Le 4ème larron est du type bad boy, grand coquet, et bien sur lui (et sur une fille) ! Hamida : Qu’est ce qui te différencie de tous les autres ?

Mustapha : Je suis spontané et de bonne compagnie, je sais faire rire une belle demoiselle sans être prétentieux, j’ai de la conversation et j’adore les cheveux.

Hamida : Et en venant ici, tu cherches une relation sérieuse ?

Mustapha : Pas forcément, je préfère m’amuser mais si le plaisir est durable, j’y penserai parce que je suis honnête avec moi-même. Hamida : Touche mes mains…

Mustapha sourit, Hamida s’extasie, le couple est formé… Les deux glosés se cochent et partent ensemble…

Itinéraire salutaire pour notre (ex)célibattante, ‘‘LE’’ accompagna ‘‘LA’’ jusqu’à chez elle… Hamida lança : ‘‘Bon ben si tu veux…’’… Moos posa ces lèvres sur celles de La Mentoufa comme une virgule sur une phrase.

…On monte ?

Lady Hamida est enchantée, son toucher est jouissif, le divan est confortable, Le Samsung amuse le décor, Sarko et Carla au diable. Notre amie a enfin trouvé ce qu’elle cherchait depuis le début de cette chronique, de la chaleur. De la chaleur ! C’est Hot… même un peu trop ; à force de rêvasser en pensant à la chaleur, Hamida, seule, a fini par se coucher dans le salon… trop près de la cheminée, sa chevelure part en vrille… Et sa journée ressemblera à ce que vous êtes entrain d’imaginer. Chauve qui peut.

Pas rasée et paparazzi (Interview décalée)

16 janvier 2008

La chétive désaimée a atteint l’orgasme de la paranoïa, Hamida Mentoufa est inquiète… Elle a peur ! Elle ne supporte pas d’être sous les projecteurs ! Pourquoi elle se retrouve brusquement l’une des nominés des meilleurs blogs humoristiques ? Serait-ce un canular de mauvais poil ? Ou possiblement un méprisme généralisable ? Depuis quand la calvitie féminine et (cri)staline fait rire le monde ? Hamida se torture également les neurones pour trouver une seule raison valable qui a poussé les vice-présidents de Google à la convoiter ! Sans parler de 2M et l’A.F.P qui souhaitent l’interviewer comme ça du jour au lendemain. 

Hamida Lamèche n’a pas la langue dans sa poche, quand un journaliste ose l’envisager, ça donne des réponses sans équivoques : 

 

Q : Tes aventures sont-elles vraies ou imaginaires ? 

H : Tout ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’une tramédie réellement burlesque. 

Q : y’a-t-il un début de vos histoires qui vous a le plus marqué ? 

H : Yup… celui de Lionel Messi, est un des buts remarquables. 

Q : C’est qui ta muse ? 

H : à vrai dire, je m’amuse bien et toi ?! 

Q : Tu te drogues quand tu écris ? 

H : Est-ce que ça a un rapport avec ma réponse précédente ? 

Q : Non… 

H : Okey, vous pouvez alors répéter la question ? 

Q : Tu te drogues quand tu écris ? 

H : Oui, bien sûr tout le temps… Mais je ne suis pas dépendante de l’écriture à ce point.   

Q : Pourquoi tu es constamment décoiffée depuis ton plus jeune âge ?     

H : Parce que maman était méchamment poilue le jour de l’accouchement ! 

Q : Votre péché mignon ? 

H : je pisse debout J 

Q : Allez-vous assister à la soirée Maroc Blog Awards dans 2 semaines ? 

H : Ca sera probablement la date d’une brève parution hors coulisses. By the way, si ce Blog remporte sa catégorie, Mentoufa fera une danse orientale, un striptease et elle se coupera les cheveux en Live. 

Q : Vous vivez seule ? 

H : Oui, je suis célibataire et indépendante et je visite mon papa régulièrement ! 

Q : Quelles tâches ménagères vous rebutent le plus ? 

H : les tâches de rousseur surtout… 

Q : quel métier auriez-vous aimé exercer dans une autre vie ! 

H : être payée à ne rien faire. Sinon pour être raisonnable, vétérinaire pour chiens (oui, comme ma défunte maman). 

Q : Désolé, elle faisait quoi votre maman avant de mourir ? 

H : Elle agonisait ! 

Q : Euh d’accord… Vous avez des animaux sinon ? 

H : Oui, j’ai deux chatons, Einstein et l’adorable Siviana. 

Q : Quel regard portez vous sur la mode ? 

H : Euh déjà je porte pas de regard, je porte du Mango 

Q : étiez-vous bonne à l’école ? 

H : Comment ça bonne ?! 

Q : ce n’est pas ce que vous croyez ! Par exemple est-ce que vous étiez forte en maths ? 

H : Evidemment… comme toute femme intelligente qui se respecte, je suis très matérialiste ! 

Q : Votre souhait ? 

H : Assumer mes arrondissements. 

Q : Votre rêve ? 

H : Devenir écrivaine et co-écrire un livre sur la sexualité qu’il faudra lire dans les deux sens. 

Q : Peut-on rire de n’importe quoi mais pas avec n’importe qui ? 

H : il faut que n’importe quoi soit rigolo d’une manière ou d’une autre, que ce soit une grimace, une vanne, un problème, une coiffure, un télétubbies ou un réfrigérateur. 

J’estime que l’humour est comme un vêtement… d’ailleurs, dans la vie normale, il vaut mieux être habillé plutôt que tout nu ! 

Q : Hamida Mentoufa, Faut-il coucher pour réussir ? 

H : Affirmatif, mais faut surtout toucher (les gens) pour réussir. 

Lamèche éméchée par un réveillon amoché

3 janvier 2008

Hamida Mentoufa vient de punaiser ses premières résolutions sur son nouveau calendrier !  Expérimenter le speed-dating, arrêter d’allumer ses cigarettes à l’envers, peser son Q.I, aller chez le coiffeur en 2008, arrêter d’induire une nation en erreur en racontant sa première fois, sauter à l’élastique en portant un string, en ayant ses règles tout en écoutant Enya, trouver une alternative au tampons o.b, arrêter de demander si Merci est masculin ou féminin, se fiancer avec un Canon (pas un appareil, un homme)… de préférence qu’il soit chauve et réel et surtout arrêter de pisser debout ! 

Notre verveuse stoppe le 6ème épisode de ‘‘Californication’’ pour se préparer et se mettre sur son 31

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Exclusif : Hamida raconte sa première fois

24 décembre 2007

PS: Pour des raisons de crédibilité, certains verbes de ce texte ont été volontairement conjugués au passé simple… pour ne pas faire simple. Accord parental souhaitable !

 On m’a fichtre fois demandé, de manières plus ou moins subtiles, de parler de la non-virginité (ou de la virginité) de Hamida Lamèche ! Aujourd’hui Ladies’n Gentlemen, vous n’allez plus vous crêper le chignon puisque votre décoif-fée préférée va finalement vous raconter elle-même et en exclusivité, comment elle a vécu sa première fois (pour ne pas dire son dépucelage). 

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