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Archive pour novembre 2007

Hamida fait sa pause aux States !

Mercredi 21 novembre 2007

Suite à la requête générale du syndicat régional des instituts de coiffure et de tuyauterie d’intérieur circonscris aux Dom Tom (et Jerry), je republie cette chronique que je vous recommande de lire avec un minimum d’extase mais surtout avec un masque à gaz !    

N.B: Si vous ne comprenez pas toutes les phrases de cet article, c’est que vous avez un problème de réseau.    

    

    Je n’ai pas trouvé plus fin pour commencer ce qui suit que de vous le crépiter sans édulcoration comme une baraka de pigeon. La scène se passe aux USA, à la librairie de Harrison au New Jersey où se dandine la plus o.b.tuse des décoiffées, Hamida Lamèche  qui, pour satisfaire un besoin pas comme les autres, cherche les toilettes en Anglais (je sens déjà votre torticolis essayant d’imaginer HLM aux States, c’est juste comme çà). Il faut savoir que dans les librairies américaines, toutes les consultations sont gratuites y compris celle des W.C. Encore faut-il savoir comment s’y prendre… Hamida Mentoufa interpelle les deux bibliothécaires (qu’elle a déjà croisé au lycée dans les pages d’English In Life) : ‘‘Bonjour, Where is the toilets please ?’’ minaude
la Hamida avec un arrière-son casablancais.           

Les 2 bibliothécaires : ‘‘Sorry ?!’’ 

Hamida :  ‘‘Beep, Tracy Chapman ?? Yeah hum, Can you show me where is the toilets please ?’’ 

Les 2 bibliothécaires: ‘‘Where is the WHAT ?!!’’ 

Lady Mentoufa est certaine de deux choses ; que la traduction de toilette en anglais c’est bien toilet et qu’il est cent mille fois mieux d’être chauve au Khazrabidjan que d’être blonde au
New Jersey.   

Hamida (embarassée) : ‘‘Where is the place the stoune where we.. we ! you know’’ 

- Pendant ce temps là, Lamèche serre les fesses et essaie de troquer son envie en monnaie de petites envies (plus subtil que çà, tu meurs) – Et votre minerve çà va ? - 

Les 2 bibliothécaires : ‘‘The place where we draw a stone?’’ 

Hamida: ‘‘Noo! En fait, I Have a diarrhée’’ 

La plus blonde des 2 : ‘‘Ah ok you wanna write a Diary !’’ 

Hamida s’énerve : ‘‘Wa lla wa bghit nekhra naâl din mmok !’’ 

Bigg sort de ce corps. Nous sommes désolés de cette interférence dépendante de notre volonté, la chronique reprend dans  3…, 2…, 1… 

Hamida tente tant bien que mal de rester polie sur le territoire de l’oncle Sam : ‘‘Tu sais I like your hair and I would be glad to experiment some stounates with you but right now, I need the Kanif, lkabina, the toilet, the w.c the place where we draw the man and the woman’’ 

La bibliothécaire :  ‘‘Ahhhh ! The bathroom’’ 

Hamida : ‘‘Hadak  nâal din mmok’’ 

La bibliothécaire :  ‘‘It’s upstairs’’ 

Hamida grimpe l’escalier avec une démarche de circoncis pour enfin atteindre la pièce où reposent les culs des Américains. Une fois dedans (pas dans les culs, dans la pièce), Hamida y trouve des formes cubiques bizarroïdes et des boutons dans tous les angles ! Ledit Bathroom ressemble plutôt à un showroom de
la NASA. Lamèche n’envisage aucunement de redescendre chez Paris et Nicole chercher le mode d’emploi de cette chose. Heureusement qu’elle est orientée par des flèches qui ne tardent pas à se désorienter à leur tour grâce à l’ignominieuse fragrance exhalée par Lamèche. (Vous êtes toujours là ?). 

Il faut savoir que dans les chiottes américaines, la chasse fonctionne dès que l’ombre de la personne s’éloigne du trou et le papier hygiénique est remplacé par un effleurement digital. Mais comment expliquer ces sophistications à Hamida Lamèche qui est habituée aux toilettes turques de Hay Mohammadi ? Elle, qui ne sait même pas comment utiliser ses crèmes dépilatoires ! Notre survivante revêt son pantalon (fermez les yeux) après avoir soulagé ses intestins. Elle se sent prude et surtout fière… si les Français ont offert
la Statue de la liberté aux ricains, Hamida, elle, leur a crayonné l’exploit de la plus ‘‘belle’’ toile en matière d’abstrait ! Ce qui a causé l’abrutissement du président Bush (proprio de la librairie), la tragédie du 11 Septembre (les 2 bibliothécaires étaient les filles du pilote) et autres gravissimes catastrophes sur terre. Hamida Lamèche est calomniée de terrorisme olfactif ! 

Harrison, NJ. 1er Septembre 2001 -  Cette mésaventure est totalement véridique jusqu’à preuve du contraire. Elle a eu lieu pendant les vacances de notre amie il y’a quelques années. 

Mais à l’heure actuelle où vous lisez ces gouailleries, Hamida Mentoufa est plutôt écoulée. Elle attend les prochaines vacances comme elle attendrait un enfant. Cet unique espoir l’a maintient difficilement en mode sans échec face aux affres du célibat et aux autres mièvreries saisonnières. Cette météo favorise l’effloraison d’une calvitie broussailleuse chez notre décoiffée nationale qui ‘‘s’emmerde’’ grave et qui en plus de tout çà, voit ses règles jaillir, sa diarrhée récidiver et la c(e)rise sur le tableau, les hémorroïdes. C’est CHAUD ça brûle. Vite un décalaminage !  

Hamida, anorexique & tired

Vendredi 9 novembre 2007

NB : Cet article est dédié à toutes les femmes fatales aux formes non identifiées (FFFNI). 

 

Je vous prie de bien vouloir éteindre vos téléphones portables avant de faire preuve de gratitude et de claire voyance en éloignant les enfants de ce début de chronique car je vais être un brin crue en vous demandant de deviner quel est le bout de chair ou de graisse qui entoure directement la chatte d’une femme ? Hein ?! Les néophytes d’entre vous répondront, les lèvres ! C’est faux ; le bout de chair graisseux qui entoure directement la chatte d’une femme c’est… La femme.  Quand elle était ‘‘forte’’, Hamida Lamèche a dû se farcir une dizaine de plaisanteries aussi insipides et humiliantes que celle-là. 

Suis-je ronde, forte, obèse, robuste, grassouillette, dodue, potelée, joufflue, baraquée et/ou grosse ? Telle est la question. La connotation a tendance à bouffer la nuance et l’on culpabilise dans l’espoir de rentrer (inaperçue) dans le moule des standards et pourquoi pas dans un pantalon de taille 36 pendant qu’on y est !      

Hamida n’a jamais travaillé dans un supermarché pourtant elle connaît un rayon ou deux sur l’obésité et la maigreur ! 

Il y’a un an, personne n’osait demander à Hamida Lamèche combien elle pesait… Pour elle c’est quelque chose d’intimement taboue, quand elle rentrait aux magasins, elle trouvait toutes les tailles mais rarement la sienne donc elle prenait des jupes et s’extasiait en les touchant dans le sens des poils (de la couture, pardon) jusqu’à ce que la vendeuse la ranime ‘‘vous cherchez votre taille madame ?’’ et Hamida répondait avec un sourire acerbe : ‘‘non merci, c’est pour ma p’tite sœur’’. Une sœur que Lamèche a tant espéré avoir ne serait-ce que pour l’inspirer capi(tu)lairement.    

Le poids Hamidien a toujours occupé la deuxième place sur l’échelle Richter des Mentoufatalités. Pour rester dans cette lancée scientifique, heureusement que Bargach a fusionné sa grandeur à la souplesse de choumicha pour créer L’IMC, l’indice de masse corporelle qui n’est autre que le rapport du poids (en kg) sur la taille (en mètre) élevée au carré (tailles mannequins et bacheliers littéraires s’abstenir). Chez l’adulte, un indice compris entre 18,5 et 24,9 est considéré comme normal. Par contre, s’il est inférieur à 18,5, vous êtes maigres TTFOU et s’il est supérieur à 24,9, il vous faudra juste deux trois grains de beauté noirs pour parodier celle qui rit.  Je vous invite à présent, à redémarrer vos téléphones portables et vivre un grand moment de solitude en calculant votre IMC…  (Ça va ? c’est bon !). Quant à Mentoufa, pas loin d’il y’a quelques mois, son indice frôlait les 33 ce qui est équivalent à ce que son médecin très-thon nomme (vulgairement) une obésité modérée ou une surcharge pondérale. Nonobstant, Hamida vivait en symbiose avec son corps, elle ne voit pas pourquoi on reculerait devant les tentaculaires tentations culinaires pour se soumettre à la dictature de la maigreur et ressembler à une Nicole Richie ou à une Imbruglia, Lamèche les trouve moches à voir et préfère s’incliner devant l’audacieuse campagne de pub pour toutes les beautés de ‘‘DOVE’’. Mais Lady Mentoufa obéit aveuglément à la galéjade de notre ami Jean Anouilh… « Pourquoi contredire une femme ? Il est tellement plus simple d’attendre qu’elle change d’avis ! ». Effectivement, avec la pression sociale et les regards malsains, Hamida a décidé de se resserrer régulièrement avec un anneau (non vibrant) et de faire du footing et du stepping 5 fois par semaine en portant des pantys amincissants tout ça ponctué de soupes au chou, de clopes et de coupe-faim. Devenue sexy, Hamida se fait draguer plus souvent et finit par craquer pour lui, L’HOMME, le bon… un beau parleur chauve qui se disait chroniqueur dans une multinationale marocaine de textile sur Internet ! La chose naïve tellement le vénérait qu’elle ne s’est pas remise du fait qu’il l’a subitement largué. Porteuse de poisse à ses heures trouvées, son choc émotionnel a été doublé d’un licenciement. Aujourd’hui Hamida le vit affreusement mal,  elle n’a plus d’appétit ni d’amies. Elle vomit tout ce qu’elle mange et fume 2 paquets de cigarettes par jour. Hamida Lamèche ressemble à un clou usé, elle ne réalise pas le danger de peser 38 kilos pour un 1m69… mais elle garde son sens de l’humour en se demandant pourquoi elle flotte toujours quand elle prend un bain alors qu’Archimède n’est plus là ! Néanmoins aujourd’hui elle rentre dans les pantalons ‘‘canons’’ de taille 34. Ce qui est marrant également c’est le fait qu’elle chausse du 45… à la voir, on dirait la lettre ‘‘L’’ avec les seins de Jane Birkin (elle qui remplissait un 90B !). 

La semaine dernière au Hammam, quand la masseuse a vu Hamida… elle lui a proposé un massage intégral à demi-tarif. Notre amie est anorexique & tired… Elle est effondrée, elle repense à la campagne No Anorexia d’Oliveiro Toscani, puis se dit qu’il ne faut pas baisser les bras… Hamida Mentoufa sait qu’elle est tellement maigre que si elle pète, elle s’envolerait. 

Avec son petit cul et un minimum de recul, la belle au poids dormant s’envolerait volontiers vers un monde de petits et gros plaisirs.