Hamida et la grippe à-viandes

17 décembre 2007

Au risque de (re)grossir, Hamida Mentoufa a occasionnellement échangé ses pérégrinations mondaines pour des abats et côtelettes appétissants en anticipant le calendrier. Au jour d’aujourd’hui et depuis le commencement du matraquage à propos de la fête du sacrifice, notre amie passe toutes ses nuits essayant de comprendre et d’analyser cette ‘‘fête’’ en pensant à tout le sang qui y coule. Et Hamida trouve cela romantique et cool. Oui cool,

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Vous êtes lesbiens venus à Ksar ElKébir !

5 décembre 2007

Dans la communauté de Hamida Lamèche, on préfère appeler un chat, un chat et un féminin, un féminin ! Ceci étendis (ou étant bit) Oui Hamida ne se cache pas d’être Bi… Elle en est même un peu fière. Ça lui permet de vivre les deux expériences en restant elle-même ! En étant bi, notre amie a une double compétence et ça lui ouvre plusieurs portes en se frottant à celles-ci et à ceux-là. C’est presque un coming-out ; Hamida le dit et le redit encore ‘‘Je suis officiellement bilingue’’. N’applaudissez pas tous en même temps (bien qu’il s’agisse d’une performance en soi). 

Qui aurait dit que Lamèche maîtrisait le Français et l’arabe ? Elle, taxée de l’inintellectuelle écervelée de service !!! Mais c’est cool, comme ça Hamida peut feuilleter la presse francophone et arabophone. Pas plus loin que la semaine dernière, ces deux lectures lui ont complètement hérissé les poils crâniens (et non pubiens… je précise parce que quelque chose me dit que vous adoptez un esprit tordu depuis la première phrase de cette chronique). Revenons à nos bre-bis, en parcourant les colonnes d’un journal, Hamida lit ‘‘Un mariage homosexuel aurait eu lieu le 19 Novembre dernier dans la petite ville de Ksar El Kebir, une rumeur malpropre vite transformée en émeutes régionales’’. Comme toute femme volage qui se respecte, notre décoiffée zappe la chose à la recherche de la page people où elle risque de s’émoustiller en découvrant le retour des Spice Girls et la nouvelle coiffure de Paris Hilton. Mais ça sera pour une autre fois, Lady Mentoufa se contentera de la page insolite et son titre accrocheur ‘‘Un Indien épouse une chienne !’’ Euh.. ‘‘Un Indien a épousé une chienne en présence de quelques invités dans l’espoir de mettre fin à ce qu’il croit être une malédiction. L’homme, qui éprouve des difficultés à entendre, à parler et à se déplacer, est totalement convaincu que ses souffrances sont causées par des esprits canins qui se sont emparés de lui. Il y a 15 ans, ce paysan avait en effet lapidé à mort deux chiens qui erraient dans sa rizière’’. Et là, Hamida ne s’empêche de faire le lien avec les articles du scandale de Ksar El Kebir qu’elle analyse avec intérêt. En gros, c’est l’histoire d’un contrebandier d’alcool (efféminé sur les bords) qui organise une soirée privée avec animation Gnaoua et orchestre populaire invitant ses clients privilégiés, quelques officiels de la région et un danseur déguisé en femme. Des vidéos suggestives se baladent sur le net dévoilant le shit et l’alcool qui ont été consommés ce soir là. Rien d’explicit et pourtant, nos chers intégristes (à mi-temps) s’emparent aussitôt de l’affaire et propagent (sans preuves) la rumeur d’un PACS homosexuel entre 2 marocains. Résultat, une petite ville qui part en manif’ et en couille et des interventions drastiques. Hamida Lamèche a jugé inopportun que le ministre d’intérieur parle de tout ça à la télé ce qui a favorisé la récupération politique et la masturbation journalistique. 

‘‘L’article 489 du code pénal condamne les homosexuels à des peines de prison allant de 6 mois à 3 ans ou à des amendes allant de 120 à 1200 DH’’. Ça reste à discuter, mais d’accord, sauf que ce n’est pas le travail d’un homme politique de damner l’homosexualité ! C’est un peu comme un serrurier qui passerait à TF1 pour ‘‘Vis ma vie… dans la peau d’un sexologue’’ ! Tenez dans le fond ça peut marcher. 

Hamida n’a jamais étudié le code pénal mais à sa connaissance, des marocains buvant du vin c’est aussi un délit ! Alors pourquoi on a organisé tout un pèlerinage de vins récemment à Meknès ? Mentoufa se dit que le mec de Ksar El Kebir qu’il soit gai ou pas, au moins il fait la fête en cachette dans une propriété privée pas comme un certain écrivain marocain qui crie sa différence sur tous les toits sans aucun souci ! 

Avouons-le, en même temps ce scandale est salutaire dans la mesure où Hamida (nulle en géo) a enfin su que Ksar El Kebir, c’était au sud… ses habitants avoisinent les 120.000 personnes ! On n’a qu’à les déplacer au stade d’honneur pour avoir une ville totalement déserte. Même Google, le pauvre ignorait l’existence de Ksar El Kebir, il a dû lui-même faire des recherches pour répondre aux dizaines de milliers de recherches par mot-clé quotidiennes depuis quelques jours.  

 

Mlle Lamèche, fidèle à elle-même pousse le ‘‘bouchon’’ plus loin : Etant certaine que les manifestations en Birmanie n’étaient pas causées par le mariage avec la chienne ! Elle se demande alors, comment le mec indien arrive à faire une soirée publique en se mariant ouvertement avec un animal dans le pays religieux le plus peuplé du monde sans être accusé de zoophilie ou d’une autre perversion ! Alors que dans un coin paumé et peu peuplé du plus beau pays au monde, on remue ciel, mer et terre pour poignarder les solennités anti-conformistes et inavouées d’une fête privée !  

 

Faites ce que vous voulez de votre derrière avec un minimum de pudeur. Hamida Lamèche se battra encore pour gai-rire les mentalités…  Avec ces rumeurs qui se matérialisent, Elle vient de comprendre pourquoi on la regardait bizarrement à chaque fois qu’elle expliquait naïvement que son seul but dans la vie était d’élargir le cercle de ses amies. 

Criez au secours ou éh pipe pipe ouwah. Mais, souriez ! Le Maroc de Hamida vivra gai et inébranlable ! 

Hamida fait sa pause aux States !

21 novembre 2007

Suite à la requête générale du syndicat régional des instituts de coiffure et de tuyauterie d’intérieur circonscris aux Dom Tom (et Jerry), je republie cette chronique que je vous recommande de lire avec un minimum d’extase mais surtout avec un masque à gaz !    

N.B: Si vous ne comprenez pas toutes les phrases de cet article, c’est que vous avez un problème de réseau.    

    

    Je n’ai pas trouvé plus fin pour commencer ce qui suit que de vous le crépiter sans édulcoration comme une baraka de pigeon. La scène se passe aux USA, à la librairie de Harrison au New Jersey où se dandine la plus o.b.tuse des décoiffées, Hamida Lamèche  qui, pour satisfaire un besoin pas comme les autres, cherche les toilettes en Anglais (je sens déjà votre torticolis essayant d’imaginer HLM aux States, c’est juste comme çà). Il faut savoir que dans les librairies américaines, toutes les consultations sont gratuites y compris celle des W.C. Encore faut-il savoir comment s’y prendre… Hamida Mentoufa interpelle les deux bibliothécaires (qu’elle a déjà croisé au lycée dans les pages d’English In Life) : ‘‘Bonjour, Where is the toilets please ?’’ minaude
la Hamida avec un arrière-son casablancais.           

Les 2 bibliothécaires : ‘‘Sorry ?!’’ 

Hamida :  ‘‘Beep, Tracy Chapman ?? Yeah hum, Can you show me where is the toilets please ?’’ 

Les 2 bibliothécaires: ‘‘Where is the WHAT ?!!’’ 

Lady Mentoufa est certaine de deux choses ; que la traduction de toilette en anglais c’est bien toilet et qu’il est cent mille fois mieux d’être chauve au Khazrabidjan que d’être blonde au
New Jersey.   

Hamida (embarassée) : ‘‘Where is the place the stoune where we.. we ! you know’’ 

- Pendant ce temps là, Lamèche serre les fesses et essaie de troquer son envie en monnaie de petites envies (plus subtil que çà, tu meurs) – Et votre minerve çà va ? - 

Les 2 bibliothécaires : ‘‘The place where we draw a stone?’’ 

Hamida: ‘‘Noo! En fait, I Have a diarrhée’’ 

La plus blonde des 2 : ‘‘Ah ok you wanna write a Diary !’’ 

Hamida s’énerve : ‘‘Wa lla wa bghit nekhra naâl din mmok !’’ 

Bigg sort de ce corps. Nous sommes désolés de cette interférence dépendante de notre volonté, la chronique reprend dans  3…, 2…, 1… 

Hamida tente tant bien que mal de rester polie sur le territoire de l’oncle Sam : ‘‘Tu sais I like your hair and I would be glad to experiment some stounates with you but right now, I need the Kanif, lkabina, the toilet, the w.c the place where we draw the man and the woman’’ 

La bibliothécaire :  ‘‘Ahhhh ! The bathroom’’ 

Hamida : ‘‘Hadak  nâal din mmok’’ 

La bibliothécaire :  ‘‘It’s upstairs’’ 

Hamida grimpe l’escalier avec une démarche de circoncis pour enfin atteindre la pièce où reposent les culs des Américains. Une fois dedans (pas dans les culs, dans la pièce), Hamida y trouve des formes cubiques bizarroïdes et des boutons dans tous les angles ! Ledit Bathroom ressemble plutôt à un showroom de
la NASA. Lamèche n’envisage aucunement de redescendre chez Paris et Nicole chercher le mode d’emploi de cette chose. Heureusement qu’elle est orientée par des flèches qui ne tardent pas à se désorienter à leur tour grâce à l’ignominieuse fragrance exhalée par Lamèche. (Vous êtes toujours là ?). 

Il faut savoir que dans les chiottes américaines, la chasse fonctionne dès que l’ombre de la personne s’éloigne du trou et le papier hygiénique est remplacé par un effleurement digital. Mais comment expliquer ces sophistications à Hamida Lamèche qui est habituée aux toilettes turques de Hay Mohammadi ? Elle, qui ne sait même pas comment utiliser ses crèmes dépilatoires ! Notre survivante revêt son pantalon (fermez les yeux) après avoir soulagé ses intestins. Elle se sent prude et surtout fière… si les Français ont offert
la Statue de la liberté aux ricains, Hamida, elle, leur a crayonné l’exploit de la plus ‘‘belle’’ toile en matière d’abstrait ! Ce qui a causé l’abrutissement du président Bush (proprio de la librairie), la tragédie du 11 Septembre (les 2 bibliothécaires étaient les filles du pilote) et autres gravissimes catastrophes sur terre. Hamida Lamèche est calomniée de terrorisme olfactif ! 

Harrison, NJ. 1er Septembre 2001 -  Cette mésaventure est totalement véridique jusqu’à preuve du contraire. Elle a eu lieu pendant les vacances de notre amie il y’a quelques années. 

Mais à l’heure actuelle où vous lisez ces gouailleries, Hamida Mentoufa est plutôt écoulée. Elle attend les prochaines vacances comme elle attendrait un enfant. Cet unique espoir l’a maintient difficilement en mode sans échec face aux affres du célibat et aux autres mièvreries saisonnières. Cette météo favorise l’effloraison d’une calvitie broussailleuse chez notre décoiffée nationale qui ‘‘s’emmerde’’ grave et qui en plus de tout çà, voit ses règles jaillir, sa diarrhée récidiver et la c(e)rise sur le tableau, les hémorroïdes. C’est CHAUD ça brûle. Vite un décalaminage !  

Hamida, anorexique & tired

9 novembre 2007

NB : Cet article est dédié à toutes les femmes fatales aux formes non identifiées (FFFNI). 

 

Je vous prie de bien vouloir éteindre vos téléphones portables avant de faire preuve de gratitude et de claire voyance en éloignant les enfants de ce début de chronique car je vais être un brin crue en vous demandant de deviner quel est le bout de chair ou de graisse qui entoure directement la chatte d’une femme ? Hein ?! Les néophytes d’entre vous répondront, les lèvres ! C’est faux ; le bout de chair graisseux qui entoure directement la chatte d’une femme c’est… La femme.  Quand elle était ‘‘forte’’, Hamida Lamèche a dû se farcir une dizaine de plaisanteries aussi insipides et humiliantes que celle-là. 

Suis-je ronde, forte, obèse, robuste, grassouillette, dodue, potelée, joufflue, baraquée et/ou grosse ? Telle est la question. La connotation a tendance à bouffer la nuance et l’on culpabilise dans l’espoir de rentrer (inaperçue) dans le moule des standards et pourquoi pas dans un pantalon de taille 36 pendant qu’on y est !      

Hamida n’a jamais travaillé dans un supermarché pourtant elle connaît un rayon ou deux sur l’obésité et la maigreur ! 

Il y’a un an, personne n’osait demander à Hamida Lamèche combien elle pesait… Pour elle c’est quelque chose d’intimement taboue, quand elle rentrait aux magasins, elle trouvait toutes les tailles mais rarement la sienne donc elle prenait des jupes et s’extasiait en les touchant dans le sens des poils (de la couture, pardon) jusqu’à ce que la vendeuse la ranime ‘‘vous cherchez votre taille madame ?’’ et Hamida répondait avec un sourire acerbe : ‘‘non merci, c’est pour ma p’tite sœur’’. Une sœur que Lamèche a tant espéré avoir ne serait-ce que pour l’inspirer capi(tu)lairement.    

Le poids Hamidien a toujours occupé la deuxième place sur l’échelle Richter des Mentoufatalités. Pour rester dans cette lancée scientifique, heureusement que Bargach a fusionné sa grandeur à la souplesse de choumicha pour créer L’IMC, l’indice de masse corporelle qui n’est autre que le rapport du poids (en kg) sur la taille (en mètre) élevée au carré (tailles mannequins et bacheliers littéraires s’abstenir). Chez l’adulte, un indice compris entre 18,5 et 24,9 est considéré comme normal. Par contre, s’il est inférieur à 18,5, vous êtes maigres TTFOU et s’il est supérieur à 24,9, il vous faudra juste deux trois grains de beauté noirs pour parodier celle qui rit.  Je vous invite à présent, à redémarrer vos téléphones portables et vivre un grand moment de solitude en calculant votre IMC…  (Ça va ? c’est bon !). Quant à Mentoufa, pas loin d’il y’a quelques mois, son indice frôlait les 33 ce qui est équivalent à ce que son médecin très-thon nomme (vulgairement) une obésité modérée ou une surcharge pondérale. Nonobstant, Hamida vivait en symbiose avec son corps, elle ne voit pas pourquoi on reculerait devant les tentaculaires tentations culinaires pour se soumettre à la dictature de la maigreur et ressembler à une Nicole Richie ou à une Imbruglia, Lamèche les trouve moches à voir et préfère s’incliner devant l’audacieuse campagne de pub pour toutes les beautés de ‘‘DOVE’’. Mais Lady Mentoufa obéit aveuglément à la galéjade de notre ami Jean Anouilh… « Pourquoi contredire une femme ? Il est tellement plus simple d’attendre qu’elle change d’avis ! ». Effectivement, avec la pression sociale et les regards malsains, Hamida a décidé de se resserrer régulièrement avec un anneau (non vibrant) et de faire du footing et du stepping 5 fois par semaine en portant des pantys amincissants tout ça ponctué de soupes au chou, de clopes et de coupe-faim. Devenue sexy, Hamida se fait draguer plus souvent et finit par craquer pour lui, L’HOMME, le bon… un beau parleur chauve qui se disait chroniqueur dans une multinationale marocaine de textile sur Internet ! La chose naïve tellement le vénérait qu’elle ne s’est pas remise du fait qu’il l’a subitement largué. Porteuse de poisse à ses heures trouvées, son choc émotionnel a été doublé d’un licenciement. Aujourd’hui Hamida le vit affreusement mal,  elle n’a plus d’appétit ni d’amies. Elle vomit tout ce qu’elle mange et fume 2 paquets de cigarettes par jour. Hamida Lamèche ressemble à un clou usé, elle ne réalise pas le danger de peser 38 kilos pour un 1m69… mais elle garde son sens de l’humour en se demandant pourquoi elle flotte toujours quand elle prend un bain alors qu’Archimède n’est plus là ! Néanmoins aujourd’hui elle rentre dans les pantalons ‘‘canons’’ de taille 34. Ce qui est marrant également c’est le fait qu’elle chausse du 45… à la voir, on dirait la lettre ‘‘L’’ avec les seins de Jane Birkin (elle qui remplissait un 90B !). 

La semaine dernière au Hammam, quand la masseuse a vu Hamida… elle lui a proposé un massage intégral à demi-tarif. Notre amie est anorexique & tired… Elle est effondrée, elle repense à la campagne No Anorexia d’Oliveiro Toscani, puis se dit qu’il ne faut pas baisser les bras… Hamida Mentoufa sait qu’elle est tellement maigre que si elle pète, elle s’envolerait. 

Avec son petit cul et un minimum de recul, la belle au poids dormant s’envolerait volontiers vers un monde de petits et gros plaisirs.   

Sautez de la coquine à l’âme !

26 octobre 2007

L’automne n’a jamais été synonyme de joie pour Hamida Lamèche, d’ailleurs Octobre fait partie de l’automne, donc j’aurais pu dire directement : Octobre n’a jamais été synonyme de joie pour Hamida Lamèche ! Si vous palpez une ouate de bizarrerie dans la phrase précédente, vous comprendrez que votre décoiffée n’a pas le temps de nettoyer son chagrin humoral. Par contre, elle a difficilement pu avoir un break d’une journée, validé par le ministère du repos et de la natation, pour légaliser et traduire son attestation de chômage chez Abas, un charmant traducteur de Rabablanca. 

Au chemin du retour, Hamida Mentoufa se touche mollement les mèches en repensant à toutes les contrariétés qu’elle a du subir ces derniers jours et qu’elle va vous épargner pour une fois (rien n’est moins sûr). En rentrant chez elle, elle tombe sur une lettre dans sa boîte aux lettres (sans se faire mal, j’vous rassure). Le sourire s’esquisse, elle s’enivre à l’idée de recevoir du courrier (c’est mieux que les mails, n’est ce pas !). Ladite lettre a été expédiée par une vague connaissance synonyme de la toute première pharmacienne qui lui a dealé la pilule.  (Ne me regardez pas comme ça, mon texte est Halal jusque-là). 

« Chère Mentoufa, 

CECI N’EST PAS UNE PUBLICITÉ / Je sais que tu dois faire une drôle de tête en me lisant. Je t’envoie cette lettre par poste parce que j’ai trouvé ton adresse sur la colonne d’un Blog ! Mais aussi parce que tu m’avais beaucoup marquée par ta sensibilité et tes cheveux que j’ai décidé de reprendre contact avec toi. J’espère que tu te portes bien ! Au fait tes ovaires ça va ? 

Bref, si je t’écris aujourd’hui c’est pour t‘inviter à adhérer au nouveau collectif ‘‘vague de glamour’’ que je co-préside depuis peu. 

Les membres de Vague de Glamour sont entièrement de sexe féminin (sauf la standardiste, mais ça c’est une autre histoire)… ce collectif vise à promouvoir les beautés masculines dans le but d’accompagner les femmes non handicapées et célibataires en désespérance à préparer leur ménopause en fantasmant !      

Tu trouveras en pièce jointe, un catalogue de photos à visionner où tu pourras choisir quel homme te ferait le plus saliver. (Pense à un bol, pour la salive). 

Notre collectif est une association à but non lucratif, elle œuvre pour que les femmes non handicapées et célibataires en désespérance aient une fantasmagorie normale en attendant la ménopause. Nous serons donc honorés de recevoir ta participation autobiographique à cette noble cause en joignant un chèque de cinq cent dirhams à la liste des hommes canons que tu vas élire. » 

 

Ma foi, c’est ahurissant ! Hamida n’a rien compris,  si elle était à ta place cher lecteur, elle serait encore chez le traducteur ! Il est vrai que Lamèche est constamment éhontée par sa texture capillaire, c’est la raison pour laquelle elle peine à trouver son hameçeur. Alors, elle hésite pour la chose glamour machin truc parce que Hamida Mentoufa est anti-canons, pour elle, la beauté se cache dans les imperfections et les laideurs, elle trouve qu’on vit dans une société où l’image et l’apparence priment sur le sourire et l’authenticité, ce qui induit une forte corrélation entre le suivisme et la philosophie même du fantasme. Du coup Lady Mentoufa a du mâle à se projeter entrain de tirer un coup avec un Iniesta ou ‘‘Britishant’’ des culbutes sous un projecteur avec un Jude. Qu’elle (trouve SUPER sexy) méconnaît justement ! 

Hamida Mentoufa préfère donc toucher du concret mais en attendant, elle fantasme sur Einstein, son chaton marocain de couleur rose, décoiffé et timbré comme elle. Qu’elle va caresser avec glamour durant toute la nuit jusqu’à ce qu’elle comprenne que – se dorer la pilule, c’est jouissif -     

Hamida toi même !

21 octobre 2007

Hamida Lamèche a déjà fait ses preuves sous le toit délicat d’une autre plateforme de Blog qui a fini par la trahir après quelques 20 mois de liaison électronique.  Ayant le moral niqué et l’air pas niqué, elle décide de prendre son cou, sa rage et son courage à deux mèches pour re-commémorer ses commérages ici et là. Là Voici, là Vsd et là voilà avec vous ; un semblant de femme marocaine extraordinaire à (re)découvrir… 

 Tout a commencé gentiment par la rencontre de Larbi Bouzghiba Laâmech (originaire de Bajaâd) et Françoise Bezbouz (Franco-Marocaine Juive originaire de Tit-Mellil). Larbi est un ancien combattant; il a défendu les couleurs du 11 national lors de la bataille  »Mentoufator L’8 » Contre Ayoub Schwarzeneger (le gouverneur de California h’da Marjane). Françoise, quant à elle, était esthéticienne pour chattes à Tit-Mellil. Ces deux là se rencontrèrent le 31 Décembre 1979 dans le salon VIP d’un Pub Huppé à Bajaâd ..et bien sûr ils poursuivirent la soirée at home. Une soirée chouia à rosée qui donna naissance le 31 Octobre 1980 à Hamida. Les plus forts en Maths me diront que c’est plus de 9 mois. eh oui ! Il a fallu 10 mois et une cléopatrienne (féminin de César-hyène) pour que voit le jour Hamida (qui n’est pas prématurée mais post-maturée).  Au fur et à mesure de son existence, notre amie Hamida Lamèche s’est longtemps fatiguée à trouver un sens à cette vie, c’était tellement ahurissant qu’elle décida d’abandonner et de se contenter de combattre la bêtise et de critiquer les choses critiquables de notre société. Hamida n’a ni la langue ni la mèche dans la poche, elle n’hésite pas à exprimer son désaccord, elle ne voit pas pourquoi certaines choses devraient demeurer non-contestées ou tacitement enterrées. 

Hamida est née à Taämockmroufel. Aujourd’hui, elle habite à la maison blanche (Casa-Blanca).  Mlle Laâmech est une vraie gaffeuse ! Elle n’arrive jamais à se coiffer correctement. Elle est le genre à toujours oublier ses clés et son dernier souci c’est de réfléchir ou de faire des résolutions. Chez elle, c’est toujours question de cheveux. Au quartier on l’appelle Mentoufa mais pour se la jouer ‘IN’ elle préfère Lamèche. Nonchalante mais intelligente, belle et rebelle, Hamida ne fait pas dans la dentelle .. drôle malgré elle, Mentoufa fait dans la satire, l’humour et l’ironie. Hamida Lamèche nous ressemble et nous traduit. Aimant le khôl et les massages, elle est une femme authentique qui adore prendre soin d’elle. D’ailleurs notre amie s’intéresse plus à la culture qu’au  »préfixe » du même mot bien qu’elle soit une vraie polissonne.   

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